


Le projet de ligne nouvelle entre Paris et la Normandie entre dans une nouvelle phase.
La Commission nationale du débat public, saisie en mars dernier, a en effet décidé de l’organisation d’un débat public. Ce dernier devrait avoir lieu à partir de l’automne 2011 et permettra de présenter et de discuter largement du projet dans tous les territoires concernés.
Une importante démarche préalable de définition des fonctionnalités, visant à adapter au mieux le projet aux attentes de la collectivité, a permis de dégager trois scenarii de tracés possibles.
Cette approche inédite des fonctionnalités d’une ligne, élaborée en concertation avec les partenaires de Réseau Ferré de France, inscrit le projet Paris-Normandie dans une perspective résolument innovante.
La définition des fonctionnalités du projet : une méthodologie inédite
Étape préalable à la définition des solutions techniques envisagées pour la future ligne, la définition des fonctionnalités attendues pour le projet Paris-Normandie a donné lieu à une démarche novatrice chez Réseau Ferré de France.
Le gestionnaire du réseau a en effet lancé une vaste concertation avec ses partenaires (État, collectivités), afin de définir les expectatives autour du futur projet : quelles sont les attentes des usagers ? Quelle fréquence de passage pour les trains ? Quels temps de parcours ? Quelle vitesse ? Quel type de confort ? Quelle politique de desserte ?
39 institutions ont ainsi apporté leur contribution afin de balayer l’ensemble des problématiques qui vont servir de leviers à la définition fonctionnelle et technique du projet. Nourrie par une réflexion commune, celle-ci viendra illustrer la démarche de co-construction nouvellement engagée pour la mise en œuvre des projets ferroviaires.
Les études préalables menées par Réseau Ferré de France visent également à inscrire le projet dans une réflexion globale sur les transports en régions normandes : ainsi la future ligne est-elle envisagée comme partie intégrante d’un réseau comprenant l’ensemble des « segments » du marché ferroviaire : TER, trains rapides, transports collectifs, trains de fret…
Le projet est ainsi attentif à dégager, sur les lignes actuelles, les capacités qui manquent pour développer les transports locaux (sur les RER de l’ouest francilien comme en région). Il s’attache également dès l’origine à faire des gares desservies des lieux d’interconnexion avec les réseaux TER et les transports urbains au bénéfice d’une mobilité durable.
Un projet à part dans le paysage ferroviaire
Au-delà des fonctionnalités attendues, de nombreux leviers complémentaires ont nourri la réflexion sur les grandes orientations du projet : contexte géographique, problématiques environnementales, études économiques, etc.
Il s’en dégage un enjeu technique majeur, qui détermine les contours du futur projet : trouver pour la ligne Paris-Normandie des solutions alternatives au modèle classique de la grande vitesse « à la française ».
Le territoire à desservir présente en effet des particularités qui invitent à l’innovation : distances comprises entre 100 à 250 km, tissus dense de villes moyennes, forte proportion de déplacements domicile-travail. Il s’agit donc de définir un mode de transport adapté, entre le transport à portée régionale et la très grande vitesse.
Ainsi, le choix d’une vitesse de 250 km/h place le projet dans un modèle ferroviaire encore inédit : celui-ci permet de garantir un bon équilibre entre les performances de l’infrastructure et du matériel roulant, les investissements engagés, les coûts d’exploitation et les attentes de la collectivité.
Le projet
Créer une ligne nouvelle entre Paris et le Havre via Rouen, et entre Paris et Caen
Les enjeux
Améliorer l’accessibilité de la Normandie
Contribuer à faire de la vallée de la Seine un axe de développement du Grand Paris, et du Havre le port de la capitale
Les objectifs
Placer les villes du Havre et de Caen à 1 heure 15 de Paris au lieu de 1 heure 45 à 2 heures aujourd’hui, Rouen à 45 minutes au lieu de 1 heure 10 minimum. A la clef également, un nouvel accès à la Défense, en plus d’un terminus maintenu à Paris Saint-Lazare.
Prochaine étape
Débat public en octobre.
Communiqué de presse de la Commission particulière du débat public -
21 juillet 2011
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